lundi 12 mars 2012

Moebius, Gir et Jean Giraud sont morts


Le saut de l'ange de Moebius
Par Eric Mettout (LEXPRESS.fr), publié le 11/03/2012 à 08:53
Moebius est mort le 10 mars, à 73 ans.






Il s'appelait Jean Giraud, Gir, Moebius, il est mort samedi, après avoir marqué de son empreinte magique la bande dessinée contemporaine. Eric Mettout avait travaillé pour lui. Il se souvient. 


























Comment parler d'un immortel quand il est mort? D'un étincelant génie arraché à son monde parallèle, où l'on ne meurt pas, où les anti-héros frôlent pour l'éternité les lacs d'acide sans y tomber, où les lieutenants Myrtille survivent à toutes les batailles, à toutes les blessures, à toutes les trahisons, où les majors sont fatals, mais pas le cancer? Il a surgi dans notre monde, y a passé une poignée de secondes et est rentré chez lui. C'est le destin des anges et Jean Giraud était un ange. 
J'ai eu la chance de côtoyer Jean quand, dans une autre vie, j'étais son éditeur, cet humanoïde chanceux qui, le premier parmi ceux que son ami Jean-Pierre Dionnet appelait les hommes gris, découvrait ses dessins - et lui demandait, aussi, de ne pas les livrer trop en retard. Jean le schizophrène, qui, des années plus tôt, m'avait éveillé, comme des milliers d'autres, à la bande dessinée pour adultes après m'avoir éveillé à la bande dessinée pour ados. 







L'ado d'abord, et Gir, comme il signait alors. Gir et son cavalier perdu, tunique bleue qui respectait les peaux rouges, amateur de gnôle et de champignons qui font rire, justicier désabusé et mal rasé, pilier de bars et de parties de poker, de tipis et des prisons de l'armée américaine. Jean n'aimait pas la guerre, la discipline et les soldats, Blueberry non plus. C'est donc avec et contre les conventions du western qu'il a mis en images la plus belle série du genre, que je relis régulièrement, comme on revoit régulièrement les films de Sergio Leone, Sam Peckinpah ou Clint Eastwood. 






Et puis de Gir a surgi un jumeau, son reflet dans le miroir, Moebius. A Gir les grands espaces de l'Ouest américain, à Moebius l'immensité du garage hermétique, le rock, la science-fiction et Métal Hurlant - mâtin, quel mensuel, quelle concentration de talents, d'imagination, d'énergie! A Gir, Jean-Michel Charlier, à Moebius l'autre mentor, Alejandro Jodorowsky; à Gir, Blueberry, à Moebius L'Incal. 
L'Incal. 


                                            Moebius - Escher - L'anneau de Möbius

Une gifle. De même intensité que Tolkien, Assimov, Philip K. Dick ou Frank Herbert - dont la saga de Dune est d'ailleurs à l'origine de l'Incal, Jodorowskty, longtemps pressenti pour en tourner l'adaptation au cinéma, ayant ainsi recyclé son scénario. Dans les mondes parallèles, il n'y a pas de coïncidences. 


Les six volumes de l'Incal sont un miracle, des albums parfaits, sans un dialogue ou une vignette de trop, rythmés comme un thriller, l'humour, l'ésotérisme et les robots en plus. De cette perfection, Moebius et Jorodowsky s'amusaient souvent, racontant l'atmosphère d'anarchie créatrice, en clair le bordel, qui avait présidé à la (longue) naissance du mythe. Jodo racontait, Jean écoutait, transcrivait, ils discutaient, s'opposaient, s'engueulaient - je suis bien placé pour savoir que l'un, sous ses dehors de troubadour lunaire, comme l'autre, à sa manière plus rêche, sont des monstres de ténacité. Ils ont la vérité, ils ont la folie, ils ont l'art. Ils ont forcément raison. Ce sont les artistes. 



Moi, je suis un tâcheron. En approchant Moebius, le tâcheron a côtoyé l'infini, sans bien réaliser, encore moins comprendre. 


Aujourd'hui qu'il est parti, je ne comprends toujours pas. Mais je me souviens. Je me souviens. 
















dimanche 11 mars 2012

samedi 10 mars 2012

NICOLAS 1er, LA PATRIE RECONNAISSANTE A SES GRANDS HOMMES


NICOLAS 1er ATTENDANT LA BÉRÉZINA 


TOILE DE GILLES MORAND PEINTRE DE L'EMPEREUR

A POIL LA GRÈCE ! ET LES BANQUIERS ?




AUSTÉRITÉ CONTRE 83,5%  D’EFFACEMENT DE DETTE GRECQUE

                                                                                                                                                   Kroll - Le Soir - Bruxelles

vendredi 9 mars 2012

TOTAL SERA-T-IL IMPOSÉ CORRECTEMENT ? la couche d'ozone et d'hydrocarbure

                                                                                                                                               Léo Kouper

A VENDRE EN FIN DE CONTRAT - CARLA



J'ai de la ressource d'ici avril 2012 :
MIEUX QU'UN FOOTBALLEUR PRO !
                                                                                                                               Gilles Morand

Avec LES INFIDÈLES, Jean Dujardin dans la lignée du cinéma américain de MAË WEST


La démocratie pour les nuls du printemps arabe.


                                                                                                         Gilles Morand

En Libye, Gérard Longuet essaie de tirer les bénéfices de la guerre 
La France cherche toujours à vendre des armes à la Libye. Mais le nouveau régime a-t-il les moyens de passer commande ?
Il est évident que la France entend bien toucher les intérêts de la guerre menée pour éliminer le colonel Muammar Kadhafi. Des centaines d'industriels de tous pays s'agitent pour passer des contrats avec le Conseil national de transition, les Français ne sont pas les derniers. 
Mais la normalisation n'est pas encore là. L'élection de l'assemblée constituante est seulement prévue pour juin 2012. Tous les industriels attendent que les choses bougent, dans les travaux publics, la dépollution, les transports ou les industries des hydrocarbures. Et les ventes d'armes
Le ministre de la Défense Gérard Longuet s'est rendu en Libye justement pour traiter ce sujet. Ce ne sera pas plus simple qu'avec le régime précédent. 
Le ministre a déclaré à Tripoli : "La coopération entre la Libye et la France est un projet de très longue durée. La position de la Libye, trait d'union entre l'Afrique et la Méditerranée, en fait un territoire exposé. Il est de l'intérêt de tous que le trafic des hommes, des armes ou de la drogue soit neutralisé." La prudence est de rigueur et l'on ne se mouille pas.


                                                                                  Zombi

Corrupteurs et corrompus se retrouvent à la manœuvre.
Certains Libyens aujourd'hui au pouvoir brûlent d'établir avec les industriels étrangers les liens de corruption qui prévalaient avant la chute de Kadhafi. Les industriels et les États  vendeurs sont les mêmes et les intermédiaires libyens qui "ouvraient les portes" du temps de Kadhafi ont repris du service, après avoir retourné veste et pantalon. 
La situation post-révolutionnaire est agitée, "la question qui se pose aujourd'hui est de savoir si la répartition des richesses libyennes, relativement homogène du temps de Kadhafi, se poursuivra sous les mêmes formes. Ou bien si nous assisterons à l'émergence d'une kleptocratie aussi gloutonne que celles qui sévissent en Afrique de l'Ouest, qui se gavent en laissant leurs populations dans la misère". Dixit certains diplomates. 


Contrats et bakchichs.
Paris espère bien signer de nouveaux contrats, notamment pour la fourniture de moyens d'information et de contrôle destinés à la surveillance des frontières, afin d'empêcher les flux de migration de l'Afrique subsaharienne vers l'Europe, à travers la Libye. L'avenir dira si la France a plus de chances avec la révolution qu'avec le Colonel ... Une commission mixte pour l'étude des futures coopérations entre la France et la Libye a été mise en place durant la visite ministérielle de Gérard Longuet. Elle devrait tenir sa première réunion à Tripoli début avril. 



Patrick Chappatte 


C'est le festin des chacals
Plus de 30 000 morts civils, un dirigeant unanimement reconnu par la communauté internationale assassiné, la mise au pouvoir de mercenaires islamistes de l'OTAN... Les chacals occidentaux viennent se partager le "trésor" de guerre. Horreur de la réalité. 
La guerre "humanitaire" doit rapporter et vite ! Il faut un retour sur investissement. Le plus vite possible, parce que la soi disant libération du peuple libyen mérite salaire. Logique ! 
Un bon conseil à la France, aux USA et aux autres : cessez de libérer les peuples. Ça leur permet de vivre plus longtemps

La Libye aujourd'hui n'existe plus c'est les "Libye". Pour virer Khadafi les révolutionnaires ont demandé l'aide des tribus contre rémunérations et armements. 
M. Sarkozy, à la question de savoir ce qu'il ferait après la guerre en Libye, quand tout le pays serait libéré, avait répondu qu'on partagerait la Libye en trois parties : 
super, sans plomb 98 et sans plomb 95.

C'est ainsi que l'on explique la démocratie aux nuls du printemps arabe.
Pablo









mardi 6 mars 2012

MOI AUSSI J’AI RIEN A DIRE DE NOUVEAU !



Kroll - Le Soir - Bruxelles

Sarkozy profite des quotas dans ses choix de projets présidentiels

Nicolas Sarkozy a choisi d'appliquer au mariage homosexuel la règle des quotas    :   
1 homme   /  1 femme



Kroll - Le Soir - Bruxelles

UNE PAGE D'ANTI-SARKOZYSME PRIMAIRE


CONSEIL AUX AMIS DES BÊTES :
choisissez soigneusement le nom de votre petit animal de compagnie 



lundi 5 mars 2012

LA FRANCE FORTE ATTAQUÉE PAR LES REQUINS

LA FRANCE FORTE ATTAQUÉE PAR LES REQUINS DE LA FINANCE, LES ÉCUMEURS DE BANQUES ET LES VIEUX PIRATES DE LA POLITIQUE

                                                                                                                                          d'après  DANY

LA FRANCE FORTE QUI MONTE AU NEZ !


Conseils de Bachar à Nicolas et à Marine


Leur grand ami syrien, Bachar El Assad tient à renouveler ses conseils pour régler à la fois le problème de l'immigration et celui de l’identité nationale

                                                                                                                                                  Chappatte - The Herald Tribune

Massacres Alaouites ou danse macabre avec Bachar ?
                                                                                                 
                                                                                                                                                                                                   Cabu

Les Alaouites savent parler aux Sunnites
                                                                                                                                                                         Cabu - Charlie-hebdo

Des houris et des Homs au paradis d'Allah


L'HORREUR SYRIENNE de l'ami du Président !


Gilles Morand


Les dépouilles de la journaliste américaine Marie Colvin et du photographe français Rémi Ochlik, tués le 22 février à Homs, en Syrie, sont arrivées à Paris. Elles ont été remises aux autorités et aux familles.
Grâce au courage de la résistance syrienne, les journalistes Edith Bouvier et William Daniels ont été évacués de la ville syrienne assiégée de Homs où ils étaient restés coincés plusieurs jours sous les bombardements, ont été accueillis par Sarkozy. 
Le président français veut que le chef d'état syrien qui a présidé un de nos défilés du 14 juillet rende des comptes.  
LE SOIR Bruxelles

Kroll - Le Soir - Bruxelles

Il faut, maintenant, une intervention en Syrie  
Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy dans Le Point
Le 19 mars, cela fera un an, jour pour jour, que des escadrilles d'avions français, puis, dans un deuxième temps, anglais, américains, arabes, auront sauvé Benghazi d'une destruction annoncée.
Eh bien, les choses étant ce qu'elles sont et si, non seulement la France, mais la communauté internationale ne se ressaisissent pas, cet anniversaire risque d'avoir un mauvais parfum de cendres et d'échec.
Car il y a, aujourd'hui, un nouveau Benghazi.
Il y a une ville, dans la région, qui est dans l'exact cas de figure qui était celui de Benghazi.
Il y a une ville qui se trouve, pour être précis, dans une situation presque pire que celle, alors, de Benghazi puisque le même type de chars, positionnés de la même façon, à la même distance des populations civiles désarmées, sont, cette fois, depuis des mois, déjà passés à l'oeuvre.
Cette ville, c'est Homs.
                                                                                                                                                                    Kroll - Le Soir - Bruxelles

C'est cette capitale syrienne de la douleur où l'on cible les journalistes et massacre, indistinctement, les civils.
Et le fait est : ce que nous avons fait là, nous ne le faisons pas ici ; les mêmes chars que nos aviateurs ont cloués au sol, en Libye, quelques heures avant qu'ils ne se déchaînent opèrent, en Syrie, dans l'impunité la plus totale.
Alors je sais, bien sûr, que les situations ne sont pas, non plus, identiques.
Et nul ne peut ignorer que la géographie du pays, le fait que l'on n'y dispose pas de l'équivalent de cette vaste zone d'appui qu'était la Cyrénaïque libérée ou le fait, encore, qu'il dispose de deux alliés de poids que n'avait pas Kadhafi et qui sont l'Iran et la Russie rendent l'intervention compliquée.
N'empêche.
Il y a un moment où trop, c'est trop.
Il y a un moment où, face au carnage, face à la bagatelle des 8 000 morts qu'ont faits les chars de Bachar el-Assad, face à la lugubre bouffonnerie de ce référendum que l'on prétend organiser, de surcroît, sous les tirs de snipers et les obus, il faut avoir l'élémentaire dignité de dire stop.
Il y a un moment, oui, où une communauté internationale qui a voté à une écrasante majorité (137 voix, le 16 février, à l'assemblée générale des Nations unies) la condamnation de l'assassin ne peut plus se laisser prendre en otage, et paralyser, par ces deux États voyous que sont, en la circonstance, la Chine et la Russie (confronté à une menace qui n'en était, je le répète, qu'au début de son exécution,
le président Sarkozy n'avait-il pas confié aux représentants du Conseil national de transition libyen venus, le 10 mars 2011, à l'Élysée, lui demander une intervention qu'il ferait tout, naturellement, pour obtenir l'aval des Nations unies mais que, si d'aventure il ne l'avait pas, il se satisferait, vu l'urgence, d'une instance de légitimité de format plus réduit et adossée à l'Union européenne, à l'Otan et à la Ligue arabe ?).
Et quant à l'argument, enfin, de la géographie, quant à l'idée selon laquelle une intervention en zone urbaine serait plus problématique qu'une frappe dans le désert, c'est une excuse qui ne tient pas davantage : d'abord parce qu'il y a aussi, à Homs, comme à Idlib ou Banias, des chars positionnés à quelques kilomètres de la ville et donc neutralisables ; mais, surtout, parce que les amis de la Syrie ont à leur disposition toute une gamme d'interventions qui ne seraient pas la simple réplique de ce qui a marché en Libye, mais s'adapteraient, par force, au terrain.
Ils peuvent instaurer, par exemple, dans l'esprit de ce qu'a proposé, la semaine dernière, à Washington, le ministre qatarien des Affaires étrangères, des périmètres de sécurité, garantis par une force de maintien de la paix arabe, aux frontières de la Jordanie, de la Turquie et, peut-être, du Liban.
Ils peuvent, dans l'esprit de ce qu'a avancé, au même moment, le ministre des Affaires étrangères turc, imposer, au coeur du pays, de véritables no-kill zones sanctuarisées par des éléments de l'Armée syrienne libre que l'on équiperait en armes défensives.
Ils peuvent, hors de ces zones, faire passer aux Syriens libres les armes nécessaires pour détruire, eux-mêmes, celles des pièces d'artillerie que l'armée de Damas a postées près des écoles ou des hôpitaux.
Ils peuvent décider de zones interdites, dans le ciel, aux hélicoptères et avions de la mort et, sur la terre, aux convois blindés transportant troupes et matériel.
Ils peuvent, avec l'appui d'une armée turque qui, face à la menace iranienne, a depuis longtemps choisi son camp et dispose des deux bases otaniennes d'Izmir et Incirlik, veiller au respect de ces zones et, si besoin, l'imposer.
Et il ne serait pas non plus inutile que les mêmes amis de la Syrie suggèrent aux "frères" égyptiens de fermer le détroit de Suez à tous les navires iraniens du type de celui qui, la semaine dernière encore, déchargeait armes et instructeurs sur la base russe de Tartous.
Tout cela est risqué ?
Bien sûr.
Mais moins que la guerre civile à laquelle travaille Assad et qui transformerait la Syrie en un nouvel Irak.
Moins que le renforcement, si Assad l'emportait, de cet axe chiite dont on rêve à Téhéran et qui menace la paix du monde.
Et moins que le désastre moral auquel nous aurions à faire face si la "responsabilité de protéger", superbement assumée en Libye, devait, en Syrie, retourner dans l'enfer des idéaux trahis."

Chappatte -Le Temps -Genève

D'accord ou pas d'accord avec les détails de BHL, il a raison quand il enjoint à nos dirigeants d'intervenir, le tout est de trouver une méthode qui n'embrase pas la région et qui n'accroisse pas le massacre de sa population par le sanguinaire tyran de Damas. Ministres intègres, à vos cellules grises ! 



dimanche 4 mars 2012

le scandale des prothèses PIP pris en main par Chantal Jouanno




                                                                  Chantal Jouanno, Photo REVELLI-BEAUMONT/SIPA 

INFO 20 MINUTES - La sénatrice UMP et ancienne ministre va présider une enquête sur les suites à donner, au niveau réglementaire et législatif, à l'affaire des prothèses PIP...
La sénatrice UMP de Paris Chantal Jouanno a pris la tête mardi en début de soirée d’une mission d’information parlementaire portant sur «les dispositifs médicaux implantables et les interventions à visée esthétique» –en clair, sur les suites à donner au scandale des prothèses PIP.

La création de cette mission a lieu trois mois jour pour jour après le premier signalement, à Marseille, du décès d’une femme des suites d’un cancer provoqué par la rupture d’une prothèse mammaire de la marque PIP (Poly Implants Prothèses). Un mois et demi après, l’ancien patron de cette société installée dans le Var et fermée en 2010, Jean-Claude Mas, reconnaissait avoir produit et utilisé un gel non homologué pour la fabrication de ses prothèses et avoir dissimulé ses pratiques à l’organisme allemand, TÜV, chargé de contrôler la qualité des prothèses.
Identifier les «points creux» de la réglementation
La mission, qui devrait se composer de 27 sénateurs, «a pour priorité absolue la prévention d’un nouveau scandale de santé publique», a affirmé Chantal Jouanno à 20 Minutes, faisant référence aux affaires du Médiator et des prothèses PIP. Et pour ce faire, les sénateurs tenteront d’identifier les «points creux» de la réglementation.
A la clé: des recommandations au niveau européen mais aussi, sur le plan national, une intention de légiférer car, comme le souligne la présidente de la mission :
 «Il faut prendre conscience que l’on est vraiment face à un problème de santé publique.»
Jusqu’à cet été et la conclusion de la mission, ses membres comptent auditionner largement, des professionnels de la santé aux associations de patients en passant par les organismes de sécurité sanitaire (Afssaps, Haute autorité de santé, etc.). Et même des psychologues et des anthropologues, selon Chantal Jouanno. 
Car au-delà de la dimension de prévention d’un prochain scandale sanitaire, c’est à la dimension sociétale que compte s’intéresser la mission. 
En faisant en sorte, par exemple, que les personnes sujettes aux interventions médicales à visée esthétique soient considérées non plus comme des clients, mais comme des patients.

samedi 3 mars 2012

EMEL MATHLOUTI La voix de la Tunisie Libre


Photo Zouhair Ben Amor 


Emel Mathlouthi restera pour le peuple tunisien la voix de la révolution. Son chant Ma lkit interprété durant les manifestations d'opposition au régime de Ben Ali a fait le tour de la planète et consacré cette jeune femme.


Aujourd'hui, l'artiste militante poursuit son chemin, chantant la tolérance, l'aspiration à la liberté et au changement. Loin des standards de la culture musicale arabe traditionnelle, Emel Mathlouthi propose une synthèse d'influences traditionnelles et de sonorités rock. 

Mais la jeune diva excelle aussi dans un registre plus mélodique. 
Sa voix cristalline et mélodieuse dialogue avec souvent l'archet agile de Zied Zouari, la rythmique assurée parfois par la basse sombre de Nicolas Bauer et les percussions malicieuses de Imed Alibi.

KELMTI  HORRA


LA PAROLE EST LIBRE


DHALEM




Emel Mathlouthi compose, écrit, chante, et apporte un son résolument inédit à la musique tunisienne. 
Son style envoûtant, à forte dominante folk, allie les musiques du Maghreb et du Moyen-Orient en y ajoutant une palette tzigane, flamenca, une rythmique reggae, l’énergie du rock. 

www.myspace.com/amelmathlouthi 



                                                                        MA  LLKIT







Fiscalité: Vikash Dhorasoo et Claude Onesta soutiennent la taxe Hollande


Fiscalité : 
Vikash Dhorasoo soutient la taxe Hollande


FOOTBALL - L'ancien footballeur pro souhaite que les joueurs contribuent à l'effort en temps de crise...
Taxer à 75% les personnes dont les revenus annuels dépassent un million d’euros. 
L’idée proposée par François Hollande révulse une bonne partie du monde du football (les footballeurs seraient une centaine en France à être concernés par la mesure), qui crie à la spoliation et à l’agonie annoncée du championnat de France. 
Dans Le Parisien, Vikash Dhorasoo, soutien affiché de François Hollande, a pourtant défendu la proposition du candidat socialiste.
L’ex-footballeur, qui ne touche plus des revenus aussi élevés depuis sa retraite, «n’est pas choqué» par la mesure. 
"C’est super de payer des impôts, ça veut juste dire qu’on gagne beaucoup d’argent." 
L’ancien Parisien et Lyonnais défend une vision globale et souhaite réagir en tant que citoyen. 
"Le pays est en crise. On doit aller chercher l'argent là où il est." 
Donc dans le porte-feuille de footballeurs grassement payés.
Pas d'impact sur le niveau du championnat selon lui.

En réaction aux propos de Christophe Jallet et Michel Seydoux, tous deux inquiets à l’idée de voir ce projets mis en oeuvre, l’ex-international affirme que "le monde du foot est déconnecté des réalités (…) Qu'est-ce que ça va changer dans le quotidien de Jallet si on lui enlève un peu d'argent pour le donner à ceux qui en ont vraiment besoin ?"
Dhorasoo dit d’abord penser "aux supporters qui vont au stade et dont le niveau de vie baisse. Si ces gens ne peuvent plus assister aux matchs (Michel Seydoux) pense-t-il vraiment que ce sera bénéfique à la Ligue 1 ?" Selon lui, l’argument selon lequel le niveau du championnat serait déprécié ne tient pas dans la mesure où les meilleurs joueurs refusent déjà de venir en France. Y compris au PSG.


La proposition de taxer à 75% de Hollande "ne tuera pas le foot", selon Onesta.
L'entraîneur de l'équipe de France de handball, Claude Onesta, estime, dans un entretien publié samedi par Libération, que la proposition de François Hollande, candidat à la présidentielle (PS), de taxer à 75% les revenus annuels supérieurs à 1 million d'euros "ne tuera pas le foot".

"Cela fait des années que les clubs (français) ne sont plus compétitifs en Ligue des champions! Au lieu de se faire éliminer en quart de finale, ils se feront éliminer en huitièmes, pour ce que ça change... Après, cela ne tuera pas le foot. Vous aurez toujours un championnat de Ligue 1, un premier, un dernier, de bonnes audiences télé", a déclaré Claude Onesta, champion olympique (2008) et double champion du monde (2009, 2011) avec l'équipe de France qu'il dirige depuis 2001.
L'entraîneur, qui considère l'impôt comme "un rendez-vous citoyen", souligne que "le champion ne vit pas dans une bulle. Il est dans la cité".
Aussi, Claude Onesta plaide-t-il pour que les sportifs de haut-niveau travaillent après leur carrière. "Dans le hand ou dans le rugby, à la fin de sa carrière, le mec bosse. Pourquoi les footballeurs y couperaient-ils? Vous vous posez les bonnes questions, vous redémarrez un projet de vie. Travailler après sa carrière sportive, c'est une chance, pas un drame".
Enfin, concernant les sportifs, notamment les joueurs de tennis, qui choisissent l'exil fiscal, Claude Onesta est catégorique: "Pas de soucis. On ne reste pas dans un pays parce qu'il vous permet de protéger le trésor mais parce qu'on y a des amis, qu'on partage des valeurs avec ceux qui y habitent. Donc, qu'ils s'en aillent".

La proposition de François Hollande de taxer à 75% les très hauts revenus a été largement critiquée dans le monde du football français. Le président de la Ligue (LFP), Frédéric Thiriez, l'a qualifiée de "très mauvaise idée". "A coup sûr, si elle était mise en application je pense qu'on pourrait dire que le football français serait rétrogradé en deuxième division européenne", avait-il dit.



illustrations : Chappatte - Le temps - Genève